Rechercher
  • Jérôme Puech

La mixité dans les écoles




C’était le sujet central de l’atelier éducation proposé par le mouvement « Magna Nîmes » le jeudi 9 mai au bar le Napoléon en soirée avec 40 personnes.


Le mouvement citoyen « Magna Nîmes » a organisé le jeudi 9 mai à 18h30 au bar le Napoleon un atelier sur le thème de l’éducation en présence de 40 personnes. C’était le 12ème rendez-vous du genre pour faire naître des propositions pour les municipales de mars 2020.


Isabelle et Yves, enseignants et membres de Magna Nîmes ont animé la réunion avec l’aide d’une experte, Marie-Pierre Quessada, ex-directrice de l’institut de formation des professeurs des écoles. Les animateurs ont diffusé des "slides" pour comprendre les compétences d’une ville en matière d’éducation. Ils ont aussi donné des chiffres précis:

13000 élèves, 83 écoles et 39 millions d’euros de budget consacrés à l’éducation.



Daniel a évoqué la journée d’action et de grève du jour contre la réforme de l’école. Il a rappelé que la maifestation était unitaire. Pour lui, la réforme Blanquer vise un objectif: réaliser des économies comme par exemple confier aux principaux des collèges la direction des écoles primaires.



Catherine Bernié-Boissard, conseillère municipale, a souligné les tarifs élevés des activités périscolaires pour les familles. « C’est encore plus chers pour les familles hors NIMES. Et ne parlons pas des bibliothèques ou de l’accès au conservatoire de musique » a-t-elle précisé.



Marie-Pierre Quessada a mis en évidence la façon dont la ville présente les chiffres et les coûts de l’éducation. « C’est normal que cela coûte à la ville. C’est financé grâce à nos impôts. Cela devrait coûter encore moins aux familles » pour elle.


La mixité sociale en question


Pour la directrice de l'école Paul Marcelin, il n'y a plus aucune mixité sociale. Autre exemple: l'école primaire du Mont du Duplan. "C'est un gros problème" souligne une enseignante de cette école. Pour Marie-Pierre Quessada, l'exemple du nouveau quartier Vedelin est assez symptomatique par le manque d’anticipation de la ville. Les participants semblent s'accorder pour dire que le manque de mixité sociale est "la conséquence d'un urbanisme de cloisonnement". C'est l'avis de Christiane, ancienne principale de collège. "La solution pourrait être de construire des écoles à l'extérieur de la ville et de mélanger les différentes catégories sociales dès le plus jeune âge". Une personne ajoute que "lorsqu'il s'agit de jouer les enfants ne font pas de différences contrairement aux adultes".



La bande originale du film "La lutte des classes" qui traite de la mixité sociale


Jérôme Puech rappelle que 1/3 des collégiens sont scolarisés dans le privé. Il interroge les présents sur la fermeture du collège Diderot et l'expérimentation de la mixité dans certains collèges nîmois. Une participante répond que c'est aussi un échec. Pour cette ancienne enseignante, les impôts ne devraient en aucun cas servir à financer l'école privée. C'est impensable. Elle remarque que Yvan Lachaud en tant que directeur d'une grande école privée et élu municipal ne favorise pas le secteur public.


Lalla Berkane intervient pour dire qu'il y a des rivalités entre les quartiers. Il entend trop souvent les jeunes dire "je vais à Nîmes" alors qu'ils vivent dans les quartiers de Nîmes en périphérie. Pour lui, la mixité est à mettre en place dès 0-3 ans.


Le rôle de l'éducation populaire


En dehors de l'école, il est fait mention des associations de l'éducation populaire.

Didier Trabucco indique qu'il ne faut oublier les centres socio-culturels. Les politiques de l’éducation populaire ont un rôle majeur à jouer dans le domaine du sport, de la culture. Il met en évidence le travail de l'association "Les Mille-couleurs". Pour Marie-Pierre Quessada, on peut favoriser le vivre ensemble. "Comment ? En créant les conditions d’accès à la culture, aux sports avec des efforts sur les tarifs. L'enjeu est d'avoir un vrai projet éducatif pour l’agglomération". Elle souligne l'absence de partenariat volontaire avec l’éducation populaire. Pour Monique Robert, intervenante en théâtre, "on est oublié". Il faut, selon elle, davantage solliciter les forces associatives et améliorer l’accompagnement scolaire. "La ville répond positivement à mes projets" témoigne une enseignante pour positiver.


Enfin, d'autres sujets sont abordés comme l'instauration de plus de Bio et de circuits courts dans les cantines. Il y en a seulement 30% (BIO) et 40% (circuits courts). La cantine coûte encore trop cher aux parents. L'accueil de la petite enfance est abordé avec 6 crèches municipales seulement selon Marie-Pierre Quessada (292 places). Il existerai un déficit très fort en crèche. (559 places privés et subventionnés) alors que 21,23% des familles sont des familles mono-parentales à Nîmes. L'insuffisance de l'accueil des enfants handicapés est aussi abordée par le témoignage de Florianne qui a son enfant dans cette situation.


L'équipe de Magna Nîmes




0 vue

Notre actualité

magnanimes2020@gmail.com   

Tél : 06 20 30 06 97

  • Facebook Social Icon
  • Twitter Social Icon
  • YouTube Social  Icon

© 2018 Site créé par Jérôme Puech