magnanimes2020@gmail.com   

Tél : 06 20 30 06 97

  • Facebook Social Icon
  • Twitter Social Icon
  • YouTube Social  Icon

© 2018 Site créé par Jérôme Puech

Rechercher
  • Jérôme Puech

"On veut voir plus de policiers !"



C'est le message principal de l'apéritif débat organisé le mercredi 20 février aux caves de Bernis par le mouvement citoyen Magna Nîmes. Les bons chiffres de la délinquance ont été relativisés par des témoignages d'ancien policier ou de victimes d'agression.


Le mouvement citoyen "Magna Nîmes" organisait mercredi 20 février aux caves de Bernis, rue de Bernis, un apéritif-débat sur la sécurité. Sa 8ème réunion participative avait pour intitulé: "Insécurité: peurs ou réalités ?". Près de 50 personnes étaient présentes pour exprimer leur opinion ou leur sentiment concernant la sécurité à Nîmes. S'il fallait retenir un seul mot d'ordre de cette séquence, ce serait "voir plus de policiers dans les rues de Nîmes, la journée et le soir" pour rassurer les nîmois. "A la déshumanisation de la vidéosurveillance - plus de 402 caméras- on préfère la présence policière de proximité, physique" a indiqué l'un des participants à la soirée qui a duré deux heures. "Nîmes est toujours dans le haut du panier en matière de délinquance" indique un ancien policier.


Chiffres contre ressentis


Cette commerçante témoigne de vols réguliers dans sa superette et de l'insécurité dans les rues


Avant de céder la parole à la salle, Roxane de Magna Nîmes, a posé le contexte du débat en donnant les chiffres de la sécurité à Nîmes. La ville et ses élus annoncent une amélioration conséquente de la sécurité. Le magazine municipal consacre un dossier complet sur cette thématique. On apprend que les policiers municipaux sont au nombre de 159. «Cet investissement régulier, en complémentarité avec l’État, a permis de baisser le nombre moyen de délits à 83 pour 1 000 habitants en 2017, contre 134 délits en 2001, soit une baisse de près de 38 %» nous indique le maire dans divers articles de presse. Le nombre de cambriolages serait en baisse (2 140 en 2001, 1 180 en 2018), ainsi que le nombre de vols avec violences (973 en 2001, 369 en 2018) ou encore le vol de véhicules (2 044 en 2001, 554 en 2018). Faut-il croire ces chiffres ? Philippe, ancien policier de la Brigade Anti-Criminalité témoigne du bon travail des forces de polices nationales et municipales tout en précisant que c'est "une baisse nationale". Il pointe que Nîmes reste parmi les villes de France les plus délinquantes. C'est que confirme un article du Figaro de 2008. Nîmes est classée 22ème/400 parmi les villes les plus violentes avec un taux de violence de 11,78 (faits pour 1000 habitants) contre 5,93 (moyenne nationale). Christiane prend la parole pour dire sa peur de prendre les transports en commun vers Valdegour. "Le bus te laisse au milieu du quartier, la nuit". Elle ne veut plus prendre cette ligne par peur de se faire agresser. Elle a été témoin de plusieurs actes de délinquance qu'elle a signalées sans que la police n'intervienne. Marie prend la ligne 3. Elle confie avoir été victime d'agressions. "Je n'ai pas porté plainte car cela ne sert à rien". Voilà le genre de fait qui échappe aux bonnes statistiques de la ville.


Vidéosurveillance et police de proximité


Ces deux thèmes ont été spécifiquement abordés par les participants. Philippe a rappelé que la vidéosurveillance n'empêchait pas les faits de se dérouler. "Les faits résolus grâce au concours de la vidéosurveillance ne représentent que 14%" indique Jérôme, de Magna Nîmes . En promettant 20 caméras de plus en 2019, la ville court après les podiums pour être la ville la plus surveillée de France. Nîmes se classerait 2ème après Nice. Malgré ce dispositif impressionnant, il faut noter que la police municipale de Nice n'a rien pu faire pour empêcher l'attentat de se produire le 14 juillet 2016. Il est pointé du doigt que la cellule de vidéosurveillance de Nîmes est gérée par Nîmes Métropole qui n'est pas dans les locaux de la police municipale. Cela pose des problèmes de relations compte tenu du contexte tendu entre les deux collectivités, la ville et la Métropole.




Sur la police de proximité, tout le monde s'accorde à dire qu'elle n'est pas assez visible (voir micro-trottoir ci-dessus) et présente sur le terrain. Pourtant, la police municipale effectue "8 patrouilles de jour (3 personnes) et 2 patrouilles de nuit (idem)" selon une source anonyme issue des effectifs de la police municipale et "6 patrouilles de jour (3 personnes) et 2 patrouilles de nuit (idem)" selon cette même source. La ville annonce un renfort de 5 agents en 2019. La police nationale devrait recevoir un renfort de 23 agents de Police de Sécurité du Quotidien à partir du 1er juin sur les quartiers de Valdegour et Pissevin. Une participante indique que le secteur de la gare est particulièrement anxiogène. Daniel, voyageur en train régulier, témoigne de ce problème dans de nombreuses gares en France.


Quelles solutions pour améliorer la sécurité à Nîmes ?




A cette question, les participants ont répondu par l'éducation. Celle de l'école, "pourquoi ne pas la rendre obligatoire jusqu'à 18 ans" pour Vincent. Le rôle des parents est mis en cause. La prévention est évoquée avec l'enjeu d'occuper les jeunes délinquants en devenir. La délinquance est la résultante d'une société qui va mal, notamment vis à vis du chômage. Christiane rappelle la nécessité d'avoir une mixité sociale dans la ville et les établissements scolaires. La communication a été abordée. Pour Fatima, "si les gens se parlent et se connaissent, ils auront moins peur des autres". Les mots "mettre de l'humain" sont revenus plusieurs fois avant de finir sur un joli sourire avec l'anecdote racontée par Jean-Marc selon laquelle la vidéosurveillance avait permis de voir que des personnes âgées volaient des géraniums devant l'hôtel Imperator. Preuve que la jeunesse n'est pas toujours en cause en matière de petite délinquance.


L'équipe Magna Nîmes

203 vues

Notre actualité