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  • Jérôme Puech

Une ville à réveiller !

Mis à jour : 18 déc. 2018



Le mouvement citoyen "Magna Nîmes" a réuni une trentaine d'acteurs culturels le jeudi 13 décembre au Spot, rue Enclos Rey. L'objectif était de faire l'état des lieux et de faire des propositions constructives pour améliorer la culture sur notre territoire. Retour sur les échanges.




Le lieu est symbolique. Le Spot, rue Enclos Rey, représente ce bouillonnement culturel et créatif de plusieurs associations. L'exposition de OUF! mais aussi des échanges, des cafés, des réunions, des bureaux en coworking, des concerts sont quelques unes des actions culturelles se développent ici. Cet endroit était donc tout indiqué pour organiser un dîner débat sur la culture à Nîmes. C'est ce que proposait le mouvement citoyen "Magna Nîmes" ce jeudi 13 décembre à une trentaine d'acteurs culturels sélectionnés par Richard, Ariel et par Jérôme depuis leurs réseaux de connaissances. L'ambition du rendez-vous était simple: faire un état des lieux et faire des propositions.


Acte 1: l'état des lieux

Ils l'ont dit ainsi: "Nîmes est une ville foisonnante d'initiatives culturelles, mais par manque de vision et de soutien de la part de ses élus, elle n'a pas le rayonnement qu'elle mérite. Les extraordinaires richesses patrimoniales de la Ville mises en valeur ces dernières années ne peuvent masquer une forme d’appauvrissement de l'offre et un sous équipement notoire en comparaison avec des villes de même importance démographique". Plusieurs fois, l'idée revient sur la table que Nîmes ne s'intéresse qu'à son patrimoine historique et à la tauromachie. Pour Maxence, "Entre deux férias, il n'y a pas grand chose". D'autres soulignent que la ville met les moyens pour les grands événements (festival dans les arènes, tour de France, grands jeux romains) moins pour les actions culturelles. Il est pointé la confusion entre tourisme et culture.


Philippe, artiste peintre, aimerait "que la ville laisse des bâtiments pour des lieux d'exposition ou pour des résidences d'artiste". Par exemple, cet urbanisme culturel éphémère fonctionne bien au Spot, à l'Archipel ou à la porte d'Alès avec l'incubateur Nymphéas. Il créée du lien social entre les habitants grâce à la culture. Les participants aimeraient que ces initiatives privées trouvent aussi leur écho dans le domaine public avec le développement de tiers lieux. Le témoignage de Laurent, représentant le Spot, souligne cette tendance des cultures urbaines et de rue comme levier social et économique pour des quartiers abandonnés.



Les participants évoquent avec nostalgie les événements culturels passés: le festival de jazz dans les arènes (il en existe un à l'échelle de Nîmes Métropole), la musique classique comme "Musiques au cloître", le lyrique dans les arènes. Hélène souligne que la musique classique est réduite à peu de choses si ce n'est des concerts dans les lieux de culte. Les participants aimeraient qu'il y ait une coordination des actions et événements culturels. Le fait que la ville et Nîmes Métropole ne s'entendent pas n'arrange pas les choses. Bertrand et Greg témoignent que la ville aide financièrement leurs actions culturelles. Deux interventions expriment un manque d'écoute voire de mépris à l'attention de certains porteurs de nouveaux projets. Yann donne l'exemple de l'impossibilité d'avoir l'autorisation de réaliser son exposition de photographie de l'artiste JR.


Acte 2: les propositions


Pour glisser dans une posture plus constructive, les participants ont exprimé leurs idées pour faire évoluer la culture à Nîmes. La création d'un conservatoire et d'un lieu de concerts de musique classique derrière le musée de la romanité sont proposés. La thématique du Jean de Nîmes doit être mieux exploitée dans les événements de la ville comme la féria ou dans un événement à part entière. La volonté de créer des lieux d'expression artistiques est mentionnée dans le but de mettre en valeur les talents locaux à l'image de Melvyn, artiste peintre contemporain et de Tali, sculpteur. Mettre en place un réseau coopératif entre artistes est évoqué sur le modèle de la ville d'Arles. Tous sont conscients que le développement culturel participe pleinement au développement économique de la cité et à son rayonnement dans un contexte régional de plus en plus concurrentiel. (Avignon, Arles, Montpellier).


Absente, Sarah Cheyenne, actrice nîmoise de la série de France 3 "Tandem" et étudiante à Vauban en Master Industrie culturelles et créatives, a regretté de ne pouvoir participer à ce dîner débat. Elle tenait à faire part de sa vision et surtout de son projet de création d'un festival de courts métrages avec les ressources locales. Vous pouvez l'écouter dans cette petite vidéo:





La prépa-ciné de Saint Stanislas, les formations culturelles à Vauban, la présence à Nîmes du directeur du bureau du film LR cinéma, les cinémas, ... sont autant d'ingrédients pouvant créer une belle synergie pour ce genre de projet. La jeunesse s'empare de plus en plus des arts visuels. Pour les personnes intéressées par ce projet, elles peuvent écrire à Sarah ici: Nîmesencourt.Festival@gmail.com. Sarah organise régulièrement des lectures au bar le Napoléon. La dernière édition a eu lieu le 11 décembre dans une ambiance littéraire.




Beaucoup d'autres constats et de propositions ont été formulés durant ces trois heures de rencontre. Le bon repas concocté par le Spot et par cuisinière Elsie fut aussi l'occasion d'échanges informels. Il est difficile d'en faire le résumé. Vous pouvez recevoir le compte rendu complet en le demandant à cette adresse: magnanimes2020@gmail.com


L'équipe de Magna Nîmes

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